Migration irrégulière / Les dangers d’une décision évitable
- Publié le 03, aoû 2021
- SOCIETE
La migration clandestine est un fléau qu’il est temps de bannir de la pensée, du vocabulaire et des esprits des jeunes africains en général et des ivoiriens en particulier. La mort chez ces milliers de personnes chaque année dans la mer et/ou dans le désert, n’est pas à imputer au destin, car elle est évitable.

La décision d’embarquer pour ce voyage périlleux peut être mieux réfléchie et rejetée par ces personnes. Mais cela implique une réflexion, implique de s’interroger, de peser la valeur de sa vie pour soi-même, pour ses proches, sa famille et ses connaissances.
Donner dos à la migration irrégulière, c’est donner dos à ces nombreux risques qui se présentent sous diverses formes. C’est choisir de préserver sa vie malgré sa situation, peut-être difficile. Chaque année, ce sont des milliers de vies qui sont sacrifiées dans cette tentative du chemin irrégulier. En 2018, plus de 2000 personnes ont perdu la vie ou ont été portées disparues en tentant de traverser la mer méditerranée. En 2017, ce sont plus de 3000 morts dans la mer, sans compter le nombre inconnu de décès dans le désert, car enterrés sous le sable.

A côté des décès, les cas de violations des droits de l’homme sont légions. Les candidats hommes, femmes ou enfants sont victimes d’abus et d’exploitation par les passeurs. Ces migrants sont victimes de la traite des personnes et très souvent le travail illicite devient la seule opportunité de revenu qui s’offre aux migrants irréguliers qui ont la chance d’atteindre l’Europe, après avoir affronté et traversé toutes sortes de difficultés.
Ces personnes en situation irrégulière en Europe ou au Maghreb se trouvent dans des conditions d’extrêmes vulnérabilité. Elles font face à des problèmes d’accès aux droits humains fondamentaux du fait de l’illégalité et de la clandestinité. Ils ne bénéficient d’aucune protection légale par la loi et sont exposés à tous les dangers.

On peut donc décider de ne pas mourir dans le désert ou dans la mer au nom d’une quelconque stabilité sociale et financière. Car, plusieurs moyens légaux et des opportunités s’offrent à soi quand on décide de se battre véritablement comme une personne dans son pays. Comme dit l’adage : « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie », tournons le dos à la migration irrégulière. Restons chez nous, l’eldorado c’est ici.
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Raphael Okaingni