Affaire Bédié en justice / Le PDCI rafraichit la mémoire de Adou Richard sur la désobéissance civile

Suite à la conférence de presse, le lundi 27 décembre 2021, du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, Adou Richard, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire a décidé de remettre le train sur les rails et situer les responsabilités quant aux conséquences de la désobéissance civile. Déclaration !

La Direction du PDCI-RDA a écouté, comme tous les Ivoiriens, le lundi 27 décembre 2021, la déclaration du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan relative à l’état d’avancement de la procédure en cours sur les évènements survenus à l’occasion de l’élection présidentielle d’Octobre 2020.

Monsieur le Procureur de la République fait états de fait graves et d’actes criminels commis pendant les périodes pré et post électorales d’août à octobre 2020.

L’autorité judiciaire visiblement accuse les Dirigeants des principaux partis politiques de l’opposition ivoirienne d’être les principaux responsables présumés des crimes commis pendant cette période.

Lire aussi : Reprise du dialogue politique / Le parti de Guillaume Soro exclu des négociations

Le Procureur Adou Richard dans son élan se réserve la possibilité de poursuivre son Excellence Aimé Henri Konan Bédié, ancien Président de la République et Président du PDCI-RDA, en sa qualité de chef de l’opposition.

C’est le lieu de rappeler :

Premièrement qu’il reste en tout état de cause que la convocation de l’article 54 de la loi numéro 2005-201 du 16 Juin 2005 portant statut d’ancien Président de la République, d’ancien Chef ou Président d’Institution et ancien membre de gouvernement par le Procureur de la République, pour voir s’appliquer à l’ancien Président les dispositions du droit commun ne peut s’entendre que dans le cas où une élection régulière, conforme aux termes de la Constitution ivoirienne a pu se tenir.

La violation fragrante de l’article 55 nouveau de la Constitution qui stipule clairement ainsi qu’il suit : « le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois » donne une fondation illégale et irrégulière à cette « prétendue » consultation qui est tout, sauf l’élection présidentielle du Président de la Côte d’Ivoire qu’encadrent si fermement les dispositions constitutionnelles.

Lire aussi : Assainissement-Salubrité / Une nouvelle dette d’environ de 32 milliards sur le dos des ivoiriens

Deuxièmement que l’on est en droit d’affirmer sans ambages que le troisième mandat et ses « supporters » sont les auteurs directs et indirects de la désobéissance civile, des exactions et violences qui ont suivi en Octobre 2020.

Troisièmement que le 11 novembre 2020, le Président Aimé Henri Konan Bédié a accepté une rencontre avec le chef de l’Etat, sur demande expresse des amis de la Côte d’Ivoire pour donner une chance au retour de la paix dans notre pays.

A la suite de cette rencontre, le Président du PDCI-RDA a lancé le 9 décembre 2020 un appel solennel à l’apaisement et au renoncement définitif à la violence, pour rebâtir notre nation sur notre capacité collective de réactiver ensemble nos valeurs d’union et de paix par le Dialogue.

Lire aussi : Lutte contre la vie chère / Le kg du poisson garba fixé à 850 Fcfa à Abidjan et 900 à l’intérieur

L’accalmie que connaît actuellement notre pays est le résultat de l’engagement du Président du PDCI-RDA, soutenu par la volonté de paix et de démocratie à laquelle sont fermement attachés les leaders de l’opposition qui, dans leurs activités, dans leurs discours, dans les contributions de leurs élus au parlement s’inscrivent aujourd’hui dans la dynamique de la réconciliation dans notre pays.

C’est pourquoi, le PDCI-RDA prend à témoin la communauté nationale et la communauté internationale ainsi que tous les amis de la Côte d’Ivoire sur sa disposition à aller à la table du dialogue véritable qui est susceptible d’effacer tous les germes de conflits et de palabres politiques qui minent la tranquillité des Ivoiriens et installent la Côte d’Ivoire dans la peur quotidienne de lendemains violents et fratricides.

Et le PDCI-RDA s’y rendra sans crainte ni peur de quelques procédures judiciaires que ce soit !

Fait à Abidjan, le 28 décembre 2021

Le porte-parole du PDCI-RDA

(Ndlr : Le titre et le chapeau sont de la rédaction)

684
A lire aussi