Accusé de viols et d’agressions sexuelles / Le créateur de contenus ‘’Coach Mehdi’’ arrêté au Mali
- Publié le 25, aoû 2026
- SOCIETE
Le créateur de contenus ivoirien connu sous le nom de « Coach Mehdi » a été interpellé au Mali le week-end du 22 août 2026, quatre mois après les accusations de plusieurs femmes. Visé par des plaintes pour des faits présumés de viols, d'agressions sexuelles et de violences, il fait désormais l'objet d'une procédure judiciaire à Abidjan.
Une arrestation au Mali, quatre mois après les dénonciations
Suivi sur les réseaux sociaux pour ses publications sur le couple et les relations amoureuses, « Coach Mehdi » est visé depuis avril par plusieurs plaintes pour des faits présumés de viols, d'agressions sexuelles et de violences. L'affaire avait éclaté le 24 avril 2026, après les témoignages de plusieurs jeunes femmes diffusés face caméra. Son interpellation a été rendue possible par la coopération entre les services de sécurité maliens et ivoiriens, malgré des relations tendues entre Abidjan et Bamako.
Dix-sept femmes accompagnées, la justice saisie
Le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant indique avoir accueilli dix-sept femmes depuis le début de l'affaire, avec un accompagnement juridique, psychosocial et psychologique. Le procureur de la République a été saisi et une plainte collective déposée au nom des victimes prises en charge. Un numéro vert national, le 1308, reste ouvert aux signalements.
Une remise à la justice ivoirienne encore incertaine
Le ministère a d'abord annoncé que le mis en cause était « à la disposition des autorités judiciaires compétentes ». Une mise au point ultérieure a toutefois précisé qu'il demeurait détenu au Mali, la procédure d'extradition n'étant pas encore aboutie. Les autorités insistent sur le respect de la présomption d'innocence.
Les associations attendent des suites judiciaires
Plusieurs organisations de défense des droits des femmes suivent le dossier. Début août, l'une d'elles avait réclamé des informations sur l'avancement de la procédure, estimant que le silence risquait de fragiliser la confiance des victimes. Pour ces structures, l'interpellation ne constitue qu'« un premier pas ».
Les victimes obtiendront-elles enfin les réponses judiciaires qu'elles réclament depuis avril ?
F. Kouadio