Tentative d'usurpation de titre / Les journalistes adressent une sévère mise en garde à Makosso
- Publié le 26, sep 2025
- SOCIETE
Une nouvelle polémique éclabousse Camille Makosso, après qu’il s’est affiché en direct sur les réseaux sociaux avec une fausse carte de presse, prétendant être journaliste.
Dans un communiqué publié le 25 septembre 2025, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a fermement dénoncé cette usurpation. L’organisation rappelle que seule la Carte d'identité du journaliste professionnel (CIJP) délivrée par la Commission paritaire, confère le statut officiel de journaliste. « La simple détention d’une carte dite de presse ne fait pas de son détenteur un journaliste. ».
Par la voix de son président, Jean Claude Coulibaly, la faîtière précise que Camille Makosso ne figure dans aucun fichier officiel et menace de poursuites judiciaires en cas de récidive.
Il est bon de rappeler que ce n’est pas la première fois que l’influenceur flirte avec les symboles officiels. Le 22 février 2023, il s’était affiché en treillis militaire lors d’un live, laissant entendre une affiliation avec l'armée après s'être réclamé enfant de troupe (Empt). L’État-major des armées avait réagi dès le 24 février 2023, dans un communiqué condamnant un « usage abusif et illégal de l’uniforme militaire », rappelant que cet acte est puni par la loi.

Un passé sulfureux
Ancien détenu à la MACA, Makosso multiplie impunément les provocations : pasteur sans église, coach en marmaille (anarque), homme d’affaires autoproclamé, et désormais pseudo-journaliste. À qui le tour après l'UNJCI et l’armée ivoirienne. Dans les réactions de ces institutions, il apparaît clairement que les symboles de la République ne sauraient être des outils de buzz. Loin s'en faut. Makosso serait un intouchable qui rappelle l’épisode Komé Bakari ?
Abou Konaté pour Infos d'Ivoire