Extraction d’or / Le projet aurifère Assafo-Dibibango obtient le feu vert environnemental
- Publié le 30, nov 2025
- SOCIETE
Le projet aurifère Assafo-Dibibango, situé dans le département de Tanda au nord-est de la Côte d’Ivoire, vient de franchir une étape importante. Le ministère ivoirien de l’Environnement a validé l’étude d’impact environnemental et social présentée par la société Endeavour Mining, opérateur déjà actif sur plusieurs mines du pays.
Selon l’étude de préfaisabilité publiée fin 2024, Assafo-Dibibango pourrait produire en moyenne 330 000 onces d’or par an durant les dix premières années. Ce volume placerait le site parmi les projets aurifères les plus ambitieux du pays, dans un secteur minier ivoirien en pleine croissance depuis plusieurs années.
L’évaluation environnementale, menée par le cabinet CI-ENVAL, a passé en revue les risques liés à l’exploitation: gestion des ressources en eau, pollution potentielle, impacts sur les terres agricoles et effets sociaux pour les villages environnants. L’approbation délivrée par les autorités indique que les mesures proposées pour limiter ces impacts répondent aux exigences du cadre légal.
Les attentes économiques autour du projet sont importantes. Les revenus issus des redevances minières, les emplois directs et indirects ainsi que les opportunités pour les prestataires locaux représentent un enjeu majeur pour la région de Tanda. Mais les communautés locales restent attentives aux engagements concernant les indemnisations, le relogement éventuel et la protection des zones agricoles.
Endeavour Mining n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour le début de la phase industrielle. La finalisation de l’étude de faisabilité complète et la décision d’investissement seront déterminantes dans les prochains mois.
Dans un contexte ouest-africain marqué par une multiplication des projets extractifs, Assafo-Dibibango sera suivi de près. Les autorités comme l’opérateur sont attendus sur leur capacité à concilier développement industriel, transparence et respect des communautés riveraines.
F. Kouadio