Journée Africaine de l’Enfant / Et si on donnait un peu plus de moyens au Parlement des Enfants ?

SOCIETE Raphael 01/06/2022

En prélude à la célébration de la Journée Africaine de l'Enfant, célébrée chaque 16 juin de l’année, le journaliste de formation, Ange Djeni, par ailleurs analyste politique, se prononce sur la question Des Droits Des Enfants. Pour cet ancien président du Parlement des Enfants, l’Etat gagnerait à donner plus de pouvoir à cette institution, qui mérite bien sa place dans la société.


Le Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire (PECI) a été créé il y’a 25 ans et institutionnalisé par le décret N 2013-857 du 19 décembre 2013 avec voix consultative auprès du Conseil Economique Sociale Environnemental et Culturel (CESEC) pour les questions des droits des enfants.

Le parlement des Enfants de Côte d’Ivoire, organisation à charge la promotion des droits, de l’épanouissement et de la défense des enfants auprès des autorités étatiques. Chaque commune a une section du Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire (PECI), qui mène ses activités sous la houlette du Bureau Exécutif National.

Le bureau national se réunit chaque année pour dresser le bilan des actions en faveur de la promotion des droits des enfants dans notre pays et en assemblée générale tous les trois ans pour renouveler les instances nationales.

En 2000, la Côte d’Ivoire, a été l’objet d’un boycott de son cacao de la part de la communauté internationale et particulièrement des acheteurs de la fève de cacao, suite aux accusations portées sur l’utilisation des enfants comme main d’œuvre dans les plantations de cacao.

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Le Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire s’est engagé auprès des autorités politiques pour donner de la voix afin de rétablir la vérité sur cette campagne de dénigrement du cacao ivoirien.

Cette institution dédiée aux enfants n’est pas restée sans voix sur les sujets sensibles touchant à l’intégrité des enfants à savoir l’éducation des enfants mineurs, le viol des enfants mineurs, les grossesses en milieu scolaire, l’exploitation des enfants mineurs dans les mines, etc.

Le parlement des Enfants de Côte d’Ivoire depuis sa création a toujours travaillé aux côtés des différentes premières Dames qui se sont succédées à la tête de notre pays, sous la houlette du ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfant ; sans oublier le soutien technique des partenaires à savoir le BICE, l’UNICEF, etc.

La contribution du Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire a permis à l’opinion nationale et internationale de mieux s’imprégner des réels problèmes de ces derniers de sorte à s’en approprier, afin de mieux y apporter des réponses idoines pour leur épanouissement.

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Le Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire dans sa politique de plaidoyer auprès des décideurs a œuvré pour que notre pays ratifie et mettent en œuvre les traités pour l’épanouissement et le bien-être des enfants. Malgré l’apport de cette organisation, force est de constater que l’Etat doit apporter un budget afin de permettre au bureau nationale du parlement de mener à bien ses activités.

Etant un instrument indispensable dans la promotion des droits des enfants et leur bien-être, le parlement mérite de bénéficier d’un appui financier institutionnel de l’Etat au même titre que le CNJCI, la FENUJECI etc. qui en bénéficient déjà.

A l’image du parlement des pays européens, notre pays gagnerait à redynamiser cette organisation enfantine afin de la rendre plus opérationnelle et dynamique.

Ange Djeni, journaliste diplômé de l’ISTC polytechnique

Analyste Politique

Ancien président du Parlement des Enfants

(Ndlr : Le titre et le chapeau sont de la rédaction)

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