La démocratie américaine sous Biden / L’échec d’un géant aux pieds d’argile

Le président américain Joe Biden organise un Sommet pour la Démocratie, le 2e du genre. Mais il ne fait pas vraiment recette. Les États-Unis ne suscitent pas vraiment l’adhésion. Le premier sommet s’était déjà révélé laborieux, et s’était déroulé à distance, via des conférences Zoom. L’excuse toute trouvée était le Covid-19. Mais cette fois, cette excuse ne tient plus.

Défendre la démocratie, l'idée a du sens. L’intention est louable. D’autant que la démocratie pluraliste est attaquée. Les libertés reculent un peu partout dans le monde. Mais les États-Unis n’ont sans doute plus la légitimité pour se poser en leaders du camp démocratique, comme à l’époque de la guerre froide. Le logiciel de Joe Biden semble, sur ce point, anachronique.

S’ils étaient nombreux à applaudir le Sommet pour la démocratie, événement plein d’espoir, aujourd’hui ce n’est plus le cas. De nombreux pays ainsi que de nombreux observateurs critiques sont plus que déçus par les attentes de ce sommet. La rupture attendue d’avec l’administration Trump entretenue par des grands mots d’espoirs avec l’arrivée de Biden, n’a finalement été que des promesses non tenues.

Bien au contraire, les échecs, avec ce sommet se multiplient de plus en plus. Et pis, ils révèlent le plan caché des Etats Unis dont le seul but est de maintenir l’adversité contre des pays déjà catalogués comme des ennemis de la planète. Le Sommet perd de plus en plus en crédibilité. A commencer par les refus polis des invitations (20 pays).

Un tel refus est un signe implacable de sentiment de méfiance à l’égard de la démocratie américaine. Nombreux sont ces pays qui doutent fortement des idéaux et des valeurs démocratiques qui avaient toujours guidé l’esprit de celui qui s’est toujours présenté comme le garant suprême de la démocratie. Le principe du sommet est remis en question. Il n’est pas surprenant d’assister à des critiques ouvertes de nombreux observateurs.

Qui jugent parfois arbitraire la sélection des participants. Ils vont jusqu’à relever le fait que ces participants sont parfois issus de régimes non démocratiques. Il est difficile aujourd’hui pour le pays de l’oncle Sam de conduire l’idéal de la démocratie dans une telle posture.

Où la tendance est plus à la diabolisation de certains pays. En tout cas, depuis les événements du Capitole à Washington, les États-Unis ne peuvent décidément plus prétendre au titre de chef de file de la démocratie. N’est-ce pas finalement le déclin de l’influence des États-Unis ? Il y a encore un peu de chances à condition de changer de méthode.

Une contribution de Ben Israel

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