Artiste chanteuse / Be Ahissia interpelle et dénonce
- Publié le 12, jui 2021
- ARTS - CULTURE & DIVERTISSEMENT
Comédienne, actrice de cinéma et artiste chanteuse, Béatrice Bosson de son nom à l’état civil ou Be-Ahissia est originaire de l'est de la Côte d'Ivoire. Une origine qu’elle défend avec toute la hargne dont elle dispose. Pour elle, il ne peut avoir développement ou progrès en occultant ses sources, sa langue. C’est pourquoi, elle appelle le ministère de la Culture et toute la chaine de l’industrie culturelle, à créer de l’espace pour les artistes qui défendent l’identité culturelle de la Côte d’Ivoire.
Comment avez-vous senti le public durant vos prestations ?
La réaction du public pendant mon passage était positive. Les cris de joie, les applaudissements et autres, ça ne fait que nous booster et nous encourager à faire davantage.
Quelle est votre actualité sur le plan musical ? Quelque chose en cours, un spectacle, un show case… ?
Nous avons un spectacle le 19 juin dans le cadre de la fête de la musique au CNAC et le 10 Juillet un concert avec 2 autres artistes féminins au Busman café. En plus, il y a des voyages qui sont prévus également.
Quels sont les projets à long terme ?
À long terme les projets, je veux avoir des feats, des tournées, des festivals ici et ailleurs.

Be Ahissia pense-t-elle à un concert au Palais de la culture ?
Un concert au palais de la culture, pourquoi pas. Mais pour l'instant je pense d'abord à un spectacle à l'Institut français d'Abidjan.
Parlons formation, quel a été votre parcours pour arriver à la musique ?
Je suis aussi comédienne, actrice de cinéma, pour ce fait, j'ai été formé à Hollywood Académie. J’ai eu des cours particuliers aussi pour la musique, avec des professeurs de L’Institut National Supérieur des Arts et de l'Action Culturelle (INSAAC), sur internet et aux côtés des devancières ; Mais surtout à travers les chorales, groupes de musique et autres. J'ai participé aussi à des concours, tel que Chorus à l'époque.

Aujourd’hui, comment se fait l’organisation autour de Be Ahissia ?
J'ai ma petite équipe qui travaille dur pour faire avancer les choses. J'ai aussi un orchestre de haut niveau avec des musiciens talentueux. Chacun est meilleur dans son domaine. C’est ce qui constitue le groupe Colomo.
Avez-vous un mot de fin, un sujet particulier qui vous tient à cœur ?
Nous avons besoin d'espace d'expression, nous avons besoin que notre ministre de tutelle fasse des propositions aux artistes pour plus de visibilité. Nous avons besoin que le Marché des Arts du Spectacle d'Abidja (Masa) nous fasse confiance à nous les artistes locaux, nous les voix féminines. Les femmes qui chantent ici en Côte d'Ivoire, il y en a, alors ouvrez les frontières. Il faut créer beaucoup plus de festivals pour qu’il y ait plus d'ouvertures. Faites des facilités pour la promotion, mais aussi que le Palais de la Culture aide les artistes. En gros, nous voulons travailler, faites-nous donc des ouvertures, je pense que c'est pour cela qu'il y a un ministère de la Culture. Je dis beaucoup de courage aux artistes et que vive la musique ivoirienne. Dieu nous bénisse. Je dis merci également à Infos d’Ivoire pour cette lucarne que vous faites pour nous et à travers nous, à la culture ivoirienne pour son rayonnement.
Par Raphael Okaingni